Une activité commerciale n'exige aucun diplôme au Luxembourg. Un métier artisanal de la liste A exige le brevet de maîtrise, ou un diplôme d'aptitude professionnelle (DAP) complété par 6 ans d'expérience. La liste B demande un DAP ou 3 ans de pratique certifiée, la liste C aucune qualification.
Le titre n'est pourtant qu'une des cinq conditions de l'autorisation d'établissement. L'honorabilité, vérifiée aussi chez l'associé majoritaire, peut bloquer un dossier autant qu'un titre manquant. La taxe de chancellerie est de 50 €, et le ministère de l'Économie dispose de 3 mois pour statuer.
Tout se joue donc avant la demande : classer l'activité, réunir les certificats d'expérience et les pièces d'honorabilité, préparer le dossier.
Voir comment se déroule la demande d'autorisationQuel titre pour quelle activité ?
Le titre exigé dépend de la classification légale du métier. Pour la liste A, quatre voies d'équivalence remplacent le brevet de maîtrise, chacune avec sa durée de pratique.
| Activité visée | Titre requis par principe | Voie d'équivalence acceptée | Pratique exigée |
|---|---|---|---|
| Activité commerciale standard | Aucun | Non applicable | Aucune |
| Artisanat, liste A | Brevet de maîtrise | DAP dans le métier | 6 ans |
| Artisanat, liste A | Brevet de maîtrise | Bachelor couvrant partiellement le métier | 1 an |
| Artisanat, liste A | Brevet de maîtrise | Bachelor sans lien direct avec le métier | 2 ans |
| Artisanat, liste A | Brevet de maîtrise | Autorisation pour un autre métier | 3 ans |
| Artisanat, liste B | DAP dans la branche | Pratique professionnelle certifiée | 3 ans |
| Artisanat, liste C | Aucun | Non applicable | Aucune |
| Comptable | Diplôme de fin d'études secondaires techniques | Diplôme équivalent en gestion ou administration | 3 ans |
| Expert-comptable | Bachelor en économie, finance, gestion ou droit | Diplôme universitaire équivalent | 3 ans |
Les deux listes artisanales se combinent : un artisan déjà autorisé à exercer une activité de la liste A peut également exercer une activité de la liste B appartenant au même groupe technique.
Un comptable n'a pas besoin d'un diplôme universitaire. Il lui faut un diplôme de fin d’études secondaires techniques ou de technicien, division administrative et commerciale ou équivalent, puis 3 ans de pratique, dont une partie auprès d'un professionnel agréé. Le titre d'expert-comptable exige en revanche un bachelor et 3 ans d'expérience.
Le conseil économique existe-t-il encore ?
Non. Selon Guichet.lu, l'autorisation de conseil économique n'est plus délivrée. Le conseil stratégique, le marketing, l'intermédiation et le développement commercial relèvent de l'autorisation pour activités et services commerciaux, qui n'exige aucun diplôme.

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Certaines professions libérales restent soumises à une autorisation d'établissement du ministère de l'Économie : architecte, architecte d'intérieur, architecte paysagiste ou ingénieur paysagiste, ingénieur en bâtiment, ingénieur indépendant dans une discipline autre que le bâtiment, géomètre, urbaniste et aménageur du territoire, expert-comptable, comptable et conseil en propriété industrielle.
D'autres professions sortent entièrement de ce régime et dépendent de leur propre autorité :
- Les réviseurs d'entreprises relèvent de la CSSF et de l'Institut des réviseurs d'entreprises.
- Les avocats relèvent du ministère de la Justice et de leur barreau.
- Les médecins, dentistes, vétérinaires, pharmaciens et professions de santé relèvent du ministère de la Santé et de la Sécurité sociale.
Qu'est-ce qui bloque un dossier malgré le diplôme ?
Selon Guichet.lu, l'autorisation repose sur cinq conditions : honorabilité professionnelle, qualification professionnelle correspondant à l’activité projetée, établissement au Luxembourg, direction effective et permanente de l’entreprise par le titulaire, et respect des obligations fiscales et professionnelles.
L'honorabilité doit être prouvée par le dirigeant de l’entreprise au nom de laquelle l’autorisation sera délivrée ; et, lorsque l’entreprise est exploitée sous la forme d’une société, également la personne détenant la majorité des actions et toute personne susceptible d’exercer une influence significative sur la gestion ou l’administration de l’entreprise. Une condamnation pénale non effacée, une faillite personnelle antérieure ou des dettes fiscales impayées bloquent la délivrance, même si le dirigeant technique a tous les diplômes.
L'établissement doit être réel au Luxembourg, et le dirigeant doit assurer la gestion journalière de l’entreprise de manière effective et permanente, par une présence physique dans l’établissement. La taxe de chancellerie est de 50 €. Le silence de l'administration joue en faveur du demandeur : l’absence de réponse ministérielle à l’issue du délai de 3 mois vaut autorisation tacite.
Comment préparer le dossier sans faux départ ?
Tout part de la classification exacte de l'activité : commerce, métier artisanal de liste A, B ou C, ou profession libérale réglementée. C'est elle qui fixe le titre exigé.
Quand le diplôme ne couvre pas le métier, l'expérience se prouve par des certificats de travail détaillant les fonctions exercées. Les affiliations à la sécurité sociale correspondantes doivent les appuyer. L'honorabilité se prouve aussi pour les associés majoritaires, pas seulement pour le dirigeant nommé.
Le ministère de l'Économie juge sur pièces : la classification de l'activité, les certificats d'expérience et les pièces d'honorabilité se réunissent avant le dépôt, en même temps que la constitution de la société.
Chiffres vérifiés auprès de legilux.public.lu, guichet.public.lu, guichet.public.lu, guichet.public.lu, guichet.public.lu, guichet.public.lu, guichet.public.lu, guichet.public.lu le 2026-09-01.

